Chine, Russie, Inde et Co, nouveaux maitres du monde ? | ARTE
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Chine, Russie, Inde et Co, nouveaux maitres du monde ? | ARTE
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Disponible jusqu'au 21/03/2027
Les Brics (le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud) représentent plus de la moitié de la population mondiale et 40% des richesses de la planète. Ils ont déjà leur propre banque, leurs propres médias, leurs entraînements militaires… Un passionnant état des lieux historique et géopolitique d’une coalition qui dit représenter le "Sud global".
Rapidement élargie à l'Afrique du Sud – qui dotera l'acronyme d'un "s" final –, l'organisation des Bric a été lancée en 2009 par le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine avec l'ambition affichée de "dédollariser" et "désoccidentaliser" l'ordre mondial. Dix-sept ans après, des États comme l'Iran, l'Égypte, l'Éthiopie, l'Indonésie et les monarchies du Golfe l'ont rejointe – le "+" de l'acronyme –, et de nombreux autres attendent à la porte de ce club opulent (40 % du PIB planétaire, plus que le G7), dont la Turquie, pourtant membre de l'Otan… Face à la multiplication des conflits et à l'urgence climatique, aggravés par l'erratique présidence Trump, le bloc occidental se fragmente et la faiblesse de l'ONU et de ses agences apparaît au grand jour. Les Brics+, qui disent représenter le "Sud global", ont le sentiment que leur moment est venu. Lors de leur dernier sommet en date, en 2025 à Rio, ils ont plaidé pour un nouvel ordre multipolaire, affranchi de l'hégémonie américaine mais aussi des valeurs dont ils contestent l'universalisme : la démocratie libérale et le respect des droits humains, aux fondements du droit international. Quel monde alternatif construisent-ils tandis que l'Occident regarde ailleurs ? L’Europe peut-elle y trouver une place ?
Désoccidentaliser le regard
Partant du sommet de Rio, ce passionnant état des lieux géopolitique et historique fait entendre la parole convergente d'observateurs et de responsables chinois, russes, brésiliens, indiens et africains, issus parfois de bords politiques opposés, comme le journaliste brésilien d'extrême gauche Pepe Escobar et le philosophe russe d'extrême droite Alexandre Douguine. En parallèle, les archives montrent comment cette coalition de puissances émergentes, majoritairement dirigée par des pays autoritaires, se structure, depuis presque vingt ans, en dénonçant le "deux poids deux mesures" d'un Occident qui n'hésite pas à sacrifier ses grands principes à ses intérêts. Les Brics+ disposent déjà de leurs propres banque et médias, et travaillent à créer une force militaire, une monnaie et un Parlement communs. Même si deux puissances impériales, la Chine et la Russie, font figure de leaders, ils prônent la souveraineté absolue des États et se revendiquent héritiers de l'anticolonialisme et du Mouvement des non-alignés. Une majorité de pays du Sud a ainsi refusé de s'associer aux sanctions contre Moscou après l'invasion de l'Ukraine. Alors que les États-Unis manifestent eux aussi leur hostilité au droit international, comment l'Europe peut-elle continuer à le défendre ? Peut-être, comme l'y invitent les protagonistes de ce documentaire, en décentrant le regard pour prendre acte de sa propre fragilité, et de la légitime aspiration à une autre répartition du pouvoir, politique comme économique.
Documentaire de Sophie Lepault (France, 2026, 1h30mn)
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Les Brics (le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud) représentent plus de la moitié de la population mondiale et 40% des richesses de la planète. Ils ont déjà leur propre banque, leurs propres médias, leurs entraînements militaires… Un passionnant état des lieux historique et géopolitique d’une coalition qui dit représenter le "Sud global".
Rapidement élargie à l'Afrique du Sud – qui dotera l'acronyme d'un "s" final –, l'organisation des Bric a été lancée en 2009 par le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine avec l'ambition affichée de "dédollariser" et "désoccidentaliser" l'ordre mondial. Dix-sept ans après, des États comme l'Iran, l'Égypte, l'Éthiopie, l'Indonésie et les monarchies du Golfe l'ont rejointe – le "+" de l'acronyme –, et de nombreux autres attendent à la porte de ce club opulent (40 % du PIB planétaire, plus que le G7), dont la Turquie, pourtant membre de l'Otan… Face à la multiplication des conflits et à l'urgence climatique, aggravés par l'erratique présidence Trump, le bloc occidental se fragmente et la faiblesse de l'ONU et de ses agences apparaît au grand jour. Les Brics+, qui disent représenter le "Sud global", ont le sentiment que leur moment est venu. Lors de leur dernier sommet en date, en 2025 à Rio, ils ont plaidé pour un nouvel ordre multipolaire, affranchi de l'hégémonie américaine mais aussi des valeurs dont ils contestent l'universalisme : la démocratie libérale et le respect des droits humains, aux fondements du droit international. Quel monde alternatif construisent-ils tandis que l'Occident regarde ailleurs ? L’Europe peut-elle y trouver une place ?
Désoccidentaliser le regard
Partant du sommet de Rio, ce passionnant état des lieux géopolitique et historique fait entendre la parole convergente d'observateurs et de responsables chinois, russes, brésiliens, indiens et africains, issus parfois de bords politiques opposés, comme le journaliste brésilien d'extrême gauche Pepe Escobar et le philosophe russe d'extrême droite Alexandre Douguine. En parallèle, les archives montrent comment cette coalition de puissances émergentes, majoritairement dirigée par des pays autoritaires, se structure, depuis presque vingt ans, en dénonçant le "deux poids deux mesures" d'un Occident qui n'hésite pas à sacrifier ses grands principes à ses intérêts. Les Brics+ disposent déjà de leurs propres banque et médias, et travaillent à créer une force militaire, une monnaie et un Parlement communs. Même si deux puissances impériales, la Chine et la Russie, font figure de leaders, ils prônent la souveraineté absolue des États et se revendiquent héritiers de l'anticolonialisme et du Mouvement des non-alignés. Une majorité de pays du Sud a ainsi refusé de s'associer aux sanctions contre Moscou après l'invasion de l'Ukraine. Alors que les États-Unis manifestent eux aussi leur hostilité au droit international, comment l'Europe peut-elle continuer à le défendre ? Peut-être, comme l'y invitent les protagonistes de ce documentaire, en décentrant le regard pour prendre acte de sa propre fragilité, et de la légitime aspiration à une autre répartition du pouvoir, politique comme économique.
Documentaire de Sophie Lepault (France, 2026, 1h30mn)
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